Qu’est-ce que les allergies ?

 

Définitions

L’allergie est une réaction anormale et excessive du système immunitaire face à une substance généralement étrangère à l’organisme. La substance déclenchant une réponse immunitaire est appelée antigène, et allergène dans le cas de l’allergie. L’allergène est bien toléré par la plupart de la population, mais les personnes sensibilisées et/ou allergiques déclenchent une réaction inadaptée, excessive et pathologique : c’est l’allergie, qui est l’une des formes de l’hypersensibilité. Les traitements consistant à rendre l’organisme tolérant à la substance sont dits de « désensibilisation ».

La prédisposition familiale, appelée aussi terrain « atopique » est un facteur aggravant.

Les réactions allergiques les plus communes incluent eczéma, urticaire, rhinite allergique, asthme, allergies alimentaires et réactions aux venins après une piqûre d’insecte tels que les guêpes et les abeilles.

La branche de la médecine qui étudie les allergies est l’allergologie. Les médecins spécialistes de cette maladie sont les allergologues.

 

Epidémiologie

Dans presque tous les pays, l’allergie devient un véritable phénomène de société, parce que touchant un nombre croissant de personnes. En 1980, 10 % de la population en souffrait, en 1999 plus de 30 %, et certains chiffres circulent faisant état de 50 % de malades d’ici dix ans dans les pays industrialisés de l’hémisphère Nord. En France, les allergies affectent près de 1 personne sur 3 et les chiffres ne cessent d’augmenter régulièrement (de 5 % environ par an) ; près de la moitié des personnes touchées sont des enfants.

 

Types d’allergies

On distingue :

  1. Les allergies respiratoires : Elles se manifestent essentiellement par la rhinite allergique, avec nez bouché, démangeaisons, nez qui coule, éternuements fréquents, perte d’odorat… Elles peuvent également se  manifester à travers l’asthme, avec crise d’étouffement, de sifflements. Ces allergies sont essentiellement dues à des contacts respiratoires avec des « allergènes » comme les pollens, les acariens  domestiques, les moisissures, les animaux. La conjonctivite allergique est aussi une forme d’allergie respiratoire. Elle peut être provoquée par les pollens, certains produits comme les gouttes ophtalmiques, les poussières, etc.
  2. Les allergies cutanées : Elles se manifestent soit sous forme d’urticaire avec des éruptions de plaques rouges ou rosées, lisses entrainant de fortes démangeaisons, soit de l’eczéma avec peau sèche, rougeurs, démangeaisons parfois saignements et croûtes. Lorsque l’urticaire affecte les extrémités corporelles (pieds, mains, etc.), elle a l’aspect d’un gonflement important appelé « œdème de Quincke ». Les causes des urticaires allergiques sont multiples : allergie à des médicaments, à des aliments, au contact de certaines substances animales ou végétales. Pour les eczémas, là aussi les causes sont variées ; soit identiques à celles de l’urticaire, soit liées à des contacts avec certains métaux (bijoux fantaisie), cosmétiques, résines, colles, éventuellement introduits dans la peau (tatouages) , etc.
  3. Les allergies alimentaires : Leurs symptômes sont cutanés (urticaire, œdème, eczéma), respiratoires (asthme), digestifs (diarrhée, douleurs abdominales) ou systémiques et parfois sévères allant jusqu’au « choc anaphylactique» (cf. les réactions anaphylactiques). Les aliments ou additifs responsables sont nombreux :
  • chez l’enfant : l’œuf, l’arachide, le lait, le poisson de façon prépondérante ;
  • chez l’adulte certains fruits (kiwi, banane, avocat, pomme, pêches, etc.) ou légumes (soja, céleri, …), le groupe des noix ou fruits à coques (amande, noix, noisettes, pistaches, etc.) mais aussi œufs, crustacés, arachides (cacahuètes, huile d’arachide…) et condiments (moutarde,…), céréales contenant du gluten (blé, seigle, orge, avoine, épeautre, Kamut ou leurs souches hybrides) et produits à base de ces céréales, sésame, lait et produits laitiers, etc.
  • Les allergies médicamenteuses : presque tous les médicaments peuvent causer des allergies (cutanées, respiratoires, digestives mais aussi parfois atteinte du foie, des poumons, de reins et des cellules sanguines). Citons comme responsables fréquents les antibiotiques, les sulfamides, les anti-inflammatoires, les produits utilisés en radiologie ou en anesthésie.
  • Les allergies aux venins : les venins en cause sont surtout ceux de guêpes, frelons, abeilles. Elles se traduisent souvent par de grosses réactions locales au point de piqûre, mais peuvent déclencher parfois des réactions générales pouvant être très sérieuses. Il importe d’en faire le diagnostic car un traitement par désensibilisation est très efficace.
  • Les réactions anaphylactiques : ce sont les plus graves. Souvent brutales, elles mettent en jeu la vie du patient allergique : œdème, asthme, diarrhée, baisse sévère de la tension artérielle, vertiges, syncopes, nausées, urticaire local ou « géant », œdème de Quincke, voire arrêt cardiaque sont observés.

 

Rôle des bactéries intestinales

Un facteur de protection important est la fréquence et la variété de contacts que peut avoir le nourrisson avec les microbes et son microbiote (Le microbiote est l’ensemble des micro-organismes ; bactéries, levures, champignons, virus du microbiome. il est essentiellement composé de la flore intestinale).

Chez l’enfant, une plus grande diversité de microbes intestinaux diminue les risques d’allergiques et d’eczéma dans le futur de l’individu précocement exposé à ces antigènes (cela vaut aussi pour certaines maladies auto-immunes et d’autres perturbations de l’immunité telle que le diabète de type 1 par exemple), ce qui expliquerait l’augmentation des allergies dans les pays riches où les enfants vivent dans des environnement plus aseptisés qu’ailleurs, tout en étant exposés à un grand nombre de produits chimiques d’origine anthropiques. Le système immunitaire intestinal du jeune enfant bénéficie de contacts répétés avec une plus grande diversité d’antigènes bactériens. Certaines bactéries pourraient jouer un rôle plus important (Bacteroidetes et Proteobacteria selon une étude récente) ou encore Bifidobacteria et les Clostridia selon des travaux plus anciens. Une étude récente a montré que les enfants sensibilisés à des « allergènes » ont trop de bactéries intestinales du genre Enterobacteriaceae et pas assez de Bactéroides (Le taux Enterobacteriaceae/Bacteroides (rapport E/B) était de 1 chez les enfants contrôles, tandis qu’il atteignait 135,5 chez ceux s’avérant sensibilisés 9 mois plus tard)

 

Traitements classiques

La médecine propose 4 types de solutions à l’allergie :

  • les antihistaminiques H1 qui agissent sur le mécanisme de l’allergie ;
  • traitement symptomatique : essentiellement anti-inflammatoires locaux (solution nasale, collyre), éventuellement corticoïdes, bronchodilatateur en cas de gêne respiratoire, et dans les cas extrêmes (choc anaphylactique) : épinéphrine ;
  • la désensibilisation qui agit sur le système immunitaire en induisant une tolérance de l’organisme vis-à-vis de l’allergène responsable des symptômes. Cette solution et la seule reconnue par l’OMS comme traitement efficace et durable.
  • réduction et suppression des causes de l’allergie : éloignement des chats ou chiens, changement de poste en cas d’allergie professionnelle, séjour en montagne (au-delà de 800 m d’altitude), aération du logement avec un air filtré, purificateur d’air domestique, etc.

 

Traitements naturels

  • Méthode Gesret
  • Oligothérapie
  • Homéopathie et isothérapie
  • Phytothérapie (plantes en teintures-mères ou en gélules)
  • Gemmothérapie (macérats glycérinés de bourgeons)
  • Aromathérapie (huiles essentielles)
  • Acupuncture
  • Méthode NAET* : Méthode indolore, les points d’acupuncture sont stimulés indifféremment selon la formation initiale du praticien par aiguilles d’acupuncture ou par acupression (pression avec les doigts ou avec un appareil), le résultat étant proche. La mise en évidence des substances perturbatrices est effectuée grâce à une technique kinésiologique qui permet de définir le niveau auquel elle réagit : la perception erronée de la substance est d’origine traumatique, physiologique ou émotionnelle, avec parfois une combinaison de ces critères. La correction est adaptée selon le niveau en cause, la méthode qui appel à un protocole bien précis.
  • Biofeeback : technique pour les allergies totalement naturelle et sûre d’utilisation, qui consiste à apprendre à se concentrer sur les réactions physiques naturelles de l’organisme aux allergènes et à contrôler et éliminer ces réactions ; elle donne des résultats satisfaisants chez de nombreuses personnes souffrant d’allergies, principalement chez les enfants et les adolescents.
  • Hypnose : l’hypnose pratiquée par un professionnel de santé peut procurer un soulagement aux personnes souffrant d’allergies en les aidant à se détendre et à observer strictement le traitement qui leur a été prescrit ; elle peut également atténuer les éventuelles douleurs.

 

Pratiques de santé complémentaires

  • Bains dérivatifs
  • Massages, Yoga, relaxation, techniques de respiration profonde : toutes ces méthodes sont efficaces en cas d’allergies en raison du soulagement du stress et de l’anxiété qu’elles procurent. Comme la plupart des personnes souffrant d’allergies le savent, stress et anxiété ont une action directe sur la respiration et peuvent causer des problèmes encore plus graves que ceux provoqués par la réaction allergique. Ces méthodes sont sûres et permettent de contrôler la respiration naturelle. Elles  sont particulièrement recommandées pour les personnes qui souffrent d’asthme en raison de leur allergie.

 

Références

Wikipedia

 

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